06/07/2007

Temple Of The Dog - Temple Of The Dog (1991)

TempleOfTheDogÉtrange, comment l'Histoire se constitue, parfois. Quand le chanteur du groupe de Seattle Mother Love Bone, Andrew Wood, mourut d'une overdose, son proche ami Chris Cornell décida d'enregistrer un album hommage, on était alors en 1990. Cornell amena son batteur dans Soundgarden, Matt Cameron, et se fit accompagner par deux ex-Mother Love Bone, Stone Gossard (guitare) et Jeff Ament (basse). Ils recrutèrent un guitariste local, Mike McCready, qui jouait déjà avec Gossard et Ament au sein de Mookie Blaylock. Le chanteur de ces derniers prêta également sa voix à l'album, plus par hasard qu'autre chose. Son nom? Eddie Vedder.

L'équation est simple : sans tout cela, pas de Pearl Jam aujourd'hui, simplement. C'est encore plus clair depuis quelques années, vu que Cameron est devenu le batteur de Pearl Jam après le départ de Jack Irons. Mais intéressons-nous à cet album particulier, véritable légende parmi les fans du mouvement alternatif de Seattle.

L'album, dominé par les compositions de Cornell, est relativement inégal et mal balancé, mais il reste que le talent inouï des différents intervenants commençait à se faire sentir : Hunger Strike est un morceau mélodiquement parfait, et qui comprend la toute première partie vocale enregistrée par Ed Vedder, Pushing Forward Back est emmené par un rythme complexe du toujours sous-estimé Matt Cameron, alors que Reach Down dure onze minutes sans jamais baisser de niveau : McCready y sort le premier de ses solos légendaires. Ailleurs, Cornell donne sa propre version de Footsteps, que Pearl Jam sortira un peu plus tard (Times Of Trouble) et règne en maître sur l'album, grâce à sa voix puissante et fortement maîtrisée. On pourrait d'ailleurs lui reprocher d'en faire trop (qui a dit Céline Dion? Mauvaises langues), une critique qu'il endossera pendant les 17 années suivantes (car ce n'est pas fini).

Pour le reste, Temple Of The Dog n'arrive certes pas au niveau que Pearl Jam et Soundgarden atteindra plus tard, mais les bons morceaux sont exceptionnels, et il reste un album indispensable, que ce ne soit que pour son importance historique. Une reformation ponctuelle reste possible (tout le monde est encore bien là) et serait assez dingue, mais je ne suis pas sur de vouloir voir Cornell démolir les morceaux une fois de plus. *soupir*
 
 
Hunger Strike
 

09:00 Écrit par Denis dans 1990s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 1991 |  Facebook |

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