16/06/2007

The Police - The Police (2007)

ThepoliceCela fait déjà un petit bout de temps que je pense parler d'un album de Police, suite à leur reformation et tournée mondiale. Le fait est que je n'ai pas pu choisir l'album, et je me suis donc tourné vers la solution de facilité, avec ce best of exhaustif : deux disques, vingt-huit morceaux, entamé avec leur premier single, Fall Out, anecdotique et influencé par le punk de son année de sortie, 1977.

L'album est présenté plus ou moins chronologiquement, est c'est assez surprenant de trouver, jste après Fall Out, Can't Stand Losing You, basé sur une des influences majeures du groupe : le reggae. Reggae + songwriting pop = formule étonnante, mais qui a très bien fonctionné. Autre formule, celle de l'alchimie du groupe : la batterie précise de Steward Copeland, qui fait bien plus que suivre la basse de Sting, et la guitare discrète d'Andy Summers. On rajoute la voix de Sting, reconnaissable même si un tantinet fatigante et irritante (surtout dans ses imitations jamaïcaines), et on obtient un des groupes à succès des années 80. Groupe qui a réussi, comme peu d'autres, a changer de style sans trop de problèmes, parfois au sein d'un même album, comme évoqué ici par le frénétique Next To You. On connaît tellement les hits (Message In A Bottle, Walking On The Moon, Every Breath You Take, et j'en passe) qu'il est presque inutile d'en parler, mais le reste mérite aussi plus qu'une oreille, comme l'engagé Driven To Tears, l'étouffant Don't Stand So Close To Me (et ses allusions à la pédophilie) ou les deux parties de Synchronicity.

En règle générale, les morceaux deviennent de plus en plus complexes (et moins reggae) au fur et à mesure que le groupe progresse, notamment grâce à l'utilisation d'un synthétiseur : on peut s'en rendre compte sur Invisible Sun. Malheureusement, on n'évite pas les choix douteux, comme Demolition Man. Le tout reste un peu surévalué par rapport à leur légende. Bon, certes, mais ni extraordinaire ni tellement novateur. Piller et s'inspirer n'est pas précisément la même chose.

De plus, on peut trouver l'album un peu long : les précédentes compilations étaient clairement mal fagotées, mais avait-on vraiment besoin de huit extraits de Synchronicity? On se retrouve face à un best of qui souffre du défaut de ses qualités : à force de vouloir faire dans la quantitité, elle déforce la qualité. L'art difficile de la compilation...

Les années passent, et The Police n'a pas trop bien vieilli. Les fade out, les répétitions ad nauseam des refrains en fin de morceau, le son radio 80s, mais aussi les mauvais souvenirs de la carrière solo de Sting (et Puff Daddy), tout cela n'aide pas. Reste qu'ils auront écrit quelques chansons mémorables, et influencé la culture populaire : quand Arctic Monkeys parlent d'une prostituée de Sheffield, ils la surnomment Roxanne, même s'ils n'était pas nés à l'époque.
 
 
Synchronicity I 
 

10:00 Écrit par Denis dans 2000s | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : 2007 |  Facebook |

Commentaires

Si ça c'est pas de la critique de merde !
Va te coucher !

Écrit par : belkra | 14/09/2007

mais encore? si ça c'est pas un commentaire de merde...

Écrit par : Denis | 15/09/2007

je crois que tu doit etre atteint de sourdité ou alor tu na jamais ecouté police grosse merde tu ne sais pas de quoi tu parle!

Écrit par : lavoine | 13/11/2007

AIE mes yeux, fais gaffe

Écrit par : Denis | 14/11/2007

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