12/06/2007

The White Stripes - White Blood Cells (2001)

The_White_Stripes_-_White_Blood_CellsQuelques jours avant la sortie du nouvel (et excellent) album du duo américain, il me semble une bonne idée de se replonger vers le passé, et de parler du troisième album des White Stripes, toujours mon préféré à ce jour. C'est aussi un album clé : après deux très bons opus, mais assez confidentiels, il a permi au groupe d'attirer l'attention d'une certaine presse qui les a vite ajouté à cette révolution rock, aux côtés des Strokes, Hives, Vines, Datsuns, BRMC et d'autres. Mais ils étaient évidemment différents.

Déjà, ils cultivent une part importante de mythe : leur dresscode blanc/noir/rouge, l'obsession pour le chiffre 3, et surtout le fait qu'ils se présentent comme frère et soeur alors qu'ils sont divorcés. Ensuite, ils ne sont que deux. Jack White : voix, guitare, piano ; et Meg White, à la batterie : technique rudimentaire, mais lien psychique avec Jack, qui leur permet de jouer sans setlist, en improvisant constamment, et parfois en s'arrêtant au milieu d'un morceau, avant d'un commencer un autre, sans interruption. Il faut le voir pour le croire.

White Blood Cells est aussi et surtout le dernier album avant l'avalanche : depuis que Seven Nation Army a fait le tour des stades, leur carrière a changé à jamais. Même si le groupe n'a jamais été connu pour sa production opulente, ici, on frôle la lo-fi : l'intro de Dead Leaves And The Dirty Ground est sale, overdriven, et viscéralement rock. La batterie envoie un rythme simple, répétitif, mais parfait pour la cause. La variété de l'album prend tout le monde à contre pied : Hotel Yorba est ancrée dans l'americana, Fell In Love With A Girl est du punk frénétique, Expecting rappelle Tony Iommi alors que We're Going To Be Friends est une ballade splendide. Le reste évolue entre le brut, le brutal, le bizarre et le calme.

Jack White, ici comme ailleurs, vole le show : par sa voix théâtrale mais toujours posée, et surtout par son jeu de guitare exceptionnel : on dira ce qu'on veut, mais il est un des meilleurs guitaristes actuels. Voir I Think I Smell A Rat, pour un bon exemple. L'album est plus long que les suivants, mais pourtant, il comprend moins de remplissage qu'Elephant et Get Behind Me Satan (pourtant deux albums tout à fait recommendables); son intensité électrique en fait aussi leur plus rock jusque le dernier, dont on parlera dans les prochains jours.

Oui, les White Stripes sont un des groupes contemporains les plus importants, et ils ont six albums pour le prouver : celui-ci n'est qu'un des sommets d'une carrière qui semble infinie et inarrêtable.


Dead Leaves and The Dirty Ground
 

09:30 Écrit par Denis dans 2000s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 2001 |  Facebook |

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