22/05/2007

Mclusky - Mclusky Do Dallas (2002)

McluskyDoDallasMclusky était le groupe parfait. Trois très bons albums, une séparation due aux conflits internes, et enfin une anthologie époustouflante. Le tout entrecoupé de concerts terribles, terribles. Mclusky Do Dallas est leur second, et est produit - pardon, enregistré -, par Steve Albini.

L'album est pur. Aucun artifice, juste trois types qui usent et abusent de leurs instruments, en même temps, et en live. Ils chantent ou hurlent, parfois à bout de souffle, selon le tempo employé, qui est souvent très rapide. Les morceaux ne laissent que peu de répit, durant deux minutes de moyenne, deux minutes de puissance et de violence seulement contrôlées par les techniques d'enregistrement connues d'Albini (Mclusky étant carrément un de ses groupes favoris, on peut d'ailleurs les comparer stylistiquement à Shellac). Simple, efficace, mais rarement réalisé à un tel niveau d'excellence bruyante.

Musicalement, ils n'ont beau être que trois, mais remplissent facilement l'espace : la basse écrase tout (et live, c'est ahurissant), quant à la guitare, les aigus percent les oreilles jusqu'à trouer lentement, mais sûrement, la boîte crânienne. De plus, les paroles n'ont pas vraiment d'équivalent, sorte d'observation sarcastique de la société actuelle, et ses travers ("He blew it all up to get on television"). Quand ce ne sont pas des références culturelles assez geek ("if it wasn't for them Decepticons, they'd rule the fucking world") ou l'auto-dépréciation ironique ("fuck this band, 'cause they swear too much"). L'album est bref, mais sans faille, et confirme que le succès commercial est définitivement impossible pour des groupes si radicaux.

Un album incontournable des années 00, d'autant plus qu'il est peu probable que les groupes issus des cendres de Mclusky (les très moyens Shooting At Unarmed Men et les prometteurs Future Of The Left) arrive à ce niveau, même si on leur souhaite. Reste que ceux qui, dans le futur, découvriront Mclusky par hasard vont tomber sur le cul. Et crier à l'injustice, une fois de plus...


Lightsabre Cocksucking Blues
 

10:00 Écrit par Denis dans 2000s | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : 2002 |  Facebook |

Commentaires

Très bel album même si ce n'est pas mon préféré !
L'album de Future of the left arrive et semble moyennement convaincant !

Écrit par : lyle | 06/08/2007

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