21/02/2007

Sex Pistols - Never Mind The Bollocks Here's The Sex Pistols (1977)

Nevermind

Never Mind The Bollocks Here's The Sex Pistols n'est foncièrement pas terrible, et pour avoir soi-disant lancé le mouvement punk, il n'est même pas le premier dans le domaine. Il n'empêche, il est, et reste, un des albums les plus importants de tous le temps. Autant tordre le cou aux mauvaises langues (et aux mauvaises doubles métaphores) : que ce soit le groupe lui-même, Malcolm McLaren ou le pape qui a créé les Sex Pistols, on s'en fiche, ce qui compte c'est le produit fini, et son impact inouï.

D'abord, le nom du groupe et le titre de l'album touchent tous deux aux tabous bien actifs à l'époque, le sexe et la vulgarité. Ensuite, les deux premiers singles (et les meilleurs morceaux ici) : God Save The Queen (rime suivante :"the fascist regime") et Anarchy In The UK (et son légendaire "no future"). Et puis, la musique, alliant riffs rock n roll à la voix traînante et aggressive de Johnny Rotten, et évidemment l'attitude, chambres d'hôtel en moins.

L'album commence fort : Holiday In the Sun fait d'emblée une référence aux camp de concentration de Belsen-Bergen, avant que Bodies ne parle d'avortement (encore pas facile maintenant, alors en 77...). La suite est du même acabit, se terminant avec EMI, cinglante attaque (ô combien d'actualité) sur un des futurs Big Four, vampires de la musique moderne. Évidemment, les deux singles marquent l'album, ainsi que d'autres excellents brûlots, comme Problems.

Alors, oui, tout cela est limité musicalement, les morceaux se ressemblent un peu/beaucoup, on a quand même un tiers de potentielles faces B, l'humour puéril de Rotten peut fatiguer (Pretty VaCUNT, ok, on a pigé), et la recherche constante de la confrontation n'est pas des plus subtiles (The Clash arrive, ceci dit). Mais on ne fait pas une révolution avec des nuances.

Never Mind The Bollocks a crée le premier trou générationnel au sein même du rock, et à permis de relancer une machine qui commençait, paradoxalement, à s'embourgeoiser. Les tendances musicales évolueront, certains appelleront même punk des clowns à la Offspring ou Blink-182. Mais rien ne changera l'importance d'un album qui n'a pas changé la musique, mais la société elle-même.

14:00 Écrit par Denis dans 1970s | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : 1977 |  Facebook |

Commentaires

Ne prend pas ce message méchament mais plutôt que de critiquer Offspring, écoute les albums Ignition et The Offspring (l'éponyme quoi), les 2 premiers albums du groupe, tu me diras si c'est pas du punk... En plus, je te rapelle qu'ils ne se sont jamais revendiqués punk (même si ils auraient pu à mon avis). Je suis d'accord sur le fait que leurs derniers albums ne sont plus punk mais ça ne veut pas dire qu'ils ne l'ont jamais été (et de la à les traiter de clown...). Voila, c'est juste que j'en ai plein le dos de voir des "chroniqueurs" critiquer négativement Offspring en ne les jugeant que sur Americana ou Splinter.

Écrit par : Amaury | 19/03/2007

t'en fais pas je ne les juge pas sur les derniers albums, je trouve que les 4 premiers - jusque Ixnay inclus - sont décents, maintenant, meme si à mon sens, punk ou cas ils ne sont quand meme pas phénoménaux. Un jour, peut etre que j'en parlerai ici.

Écrit par : Denis | 24/03/2007

Ok, t'as peut être raison, mais bon, c'est le premier groupe que j'ai vraiment aimé (ouai je sais on s'en fout) et je pense que c'est un (très) bon "tremplin" vers pas mal de styles différent. En tout cas j'ai connu d'autres groupes punk (Agent Orange, T.S.O.L., The Damned, les Buzzcocks ...) grâce à eux. Après, c'est chacun ses goûts mais je pense qu'ils sont loin d'être des manches quand même et leurs premiers albums restent de bons brûlots punks (encore une fois ça n'est que mon avis). Allez sur ce, bonne continuation.

Écrit par : Amaury | 31/03/2007

Avis divergent Moi je trouve dans cet album une énergie que je trouve rarement dans le rock des années 70. Anarchy in the UK, pretty Vacant, God save the queen et Holidays in the sun sont pour moi des chef-d'oeuvres. Je préfère de loin cet album à "A night at the opera" de Queen que je trouve pompeux à souhait.

Écrit par : Edouard | 13/04/2007

Les commentaires sont fermés.